Abel Gange

circa 1996, maquette 4 pistes À l’intérieur d’une sphère, avec les Voix du Grenier. Le poème original est publié ici : http://edition.rechampir.net/index.php?id=257 Cicatrice, avec les Voix du Grenier. Le poème original est publié ici : http://edition.rechampir.net/index.php?id=264 La femme qui boit Les paroles sont publiées ici : http://edition.rechampir.net/index.php?id=262 Amours, autres fleuves Le poème original est publié […]

Tous les 14 juillet

Je chante cette chanson, composée un 14 juillet il y a maintenant presque vingt ans. L’enregistrement est d’époque, soyons indulgent ;);

Quatorze juillet, on peut se lever tard
Quatorze juillet se mettre en retard
En l’honneur de ceux-là qui saluent les couleurs
on s’extirpe du lit un peu avant onze heures
on admire les militaires sur la télé éteinte
on se défile de tout, on n’a pas de contrainte
En souvenir de Charlotte, habillé sans culotte
je chante sans en avoir l’air un chant révolutionnaire
Faut faire patriotique, saluer la République
c’est la fête nationale
Mais ah, qu’il est bon ! de chômer en ce jour glorieux
où l’État donne gratis un salaire pour rien faire
Quatorze juillet…
À l’Élysée on boit avec le Président
chez soi aussi on boit mais sans les inconvénients du protocole gênant
on s’décore de médailles, de médailles en chocolat
Du fond de ma Bastille, je pense à des filles
qui au bal populaire m’attendent en plein air
Faut faire hymne national, pour chanter la Marianne, c’est la fête nationale
Mais ah,…
Quatorze juillet, on peut se lever tard, sans se mettre en pétard
C’est la fête nationale, c’est le désœuvrement
on parle un peu de tout, de désarmement
le soldat inconnu ne viendra pas au bal
on lui a fait sa fête, sa fête nationale
Du fond…
Elles sont fraîches et tendres
et dansent avec qui veut prendre
un peu d’l’a joie qu’elles ont au son d’l’accordéon
Faut d’l’éclairage public, faut du pyrotechnique
c’est la fête nationale
Mais ah, qu’il est bon…

En chantier

Cher·e visiteur·e, bienvenue !

Tu es plutôt à l’heure, ce blog ouvre progressivement ses tiroirs en ce mois de septembre 2015.

Dépliez le pitoyable plaid, dégondez les putains de portes, dispersez les congères, faites soufflez les soufflets sur les belles braises, emplissez de pleines louches, lâchez les léviathans, les monts rugissants réclament la pâte pâle des potes pâlots — Neal Cassady, 8 janvier 51.