Musique

On stage chez Kopo !

Voici la « YP Jubilé 50 »

Désormais équipée de son micro Benedetti (http://www.benedettipickups.com/a-propos#!), un humbucker façon Rory 😉

Pour lire dans l’ordre chronologique de la fabrication, rendez-vous en bas de page 😉

Jour 10

Jour de finition, jour de naissance. Imaginez la joie de corder la première fois le bijou.

Avant cela, il a fallu s’activer bien sûr. Surtout Fred. Repercer l’emmanchement, le fixer cette fois bien dans l’axe. Trouver les exactes pièces jack / enjackement et ses vis dans différents tiroirs ou boites. Me donner un cours de soudure… Après quoi j’avise qu’il est fortement sage de lui demander de réaliser le câblage (dans une prochaine vie, peut-être… Ah zut, j’ai déjà quelque chose de prévu).

J’ai le plaisir ensuite d’ajouter le détail pirate :

This machine kills ©  😉

Un salut fraternel au passeur Fred Kopo.

 

Jour 9

Séance de signature…

Au Posca, juste le tremblé qui sied à une guitare artisanale d’amateur.

Officiellement nommée YP Jubilé 50. Pas de surprise pour son nom, n’est-ce pas, en forme d’immense merci à celles et ceux qui ont rendu tout ceci possible !

Ensuite, première fixation du manche afin de retrouver l’emplacement du diapason (à 640 mm de la frette 0) en vue de fixer les supports du chevalet.

On oublie pas le fil de la masse :

Ces opérations, comme la plupart de celles effectuées aujourd’hui, sont réalisées avec soin et précision par Fred. Le but est quand même de fabriquer une guitare qui sonne 🙂

Dernière couche de vernis sur le manche. À cause d’un peu de limaille mal évacuée hier soir, la touche aura en sortie d’atelier un aspect vintage… La vraie photo d’un lustrage de manche 😉

Après le chevalet, le vibrato est vissé, plutôt en fond de caisse (je ne compte pas me reconvertir en Dick Dale).

Et puis les mécaniques.

Ensuite, c’est le façonnage du sillet : découpe, ponçage et entame des passages de corde.

Chaque passage est mis à sa bonne largeur grâce à une lime à la dimension.

Fin de journée : un petit cours sur le circuit électrique à réaliser, pose du micro, la décision de reprendre la fixation du manche. Et puis un petit bourgogne dans le show-room avec Fred, Enric et Ed (passé rendre visite) 🙂

Jour 8

Dernière couche de vernis avant couleur, le maniement du pistolet devient potable 🙂

Dans la journée, 2 couches de couleur sont pulvérisées. Ouf, le résultat est correct (sinon, il faut tout poncer…). Le résultat est d’une jolie couleur miel, après un choix un peu pâlot au soleil pour la première couche. Dernier passage pour un vernis : le corps est manipulable.

Sinon, la majeure partie de la journée est consacrée aux frettes.

Création d’un premier chanfrein sur les frettes, jusqu’au contact du bois. Voici la vraie Chanson du prisonnier !

Aïe, je me trompe d’angle 🙁 J’attaque trop les frettes ! Encore une fois un peu limite je suis.

De la pâte pour boucher les fentes des frettes.

Il faut ensuite « planifier », rendre plan le sommet des frettes, et à une hauteur égale sur l’ensemble du manche. Pour ce faire, ponçage à la grande cale jusqu’à ce qu’il y ait « de la poussière partout » (j’y ai été un peu trop fort quand même).

Et le façonnage est loin d’être fini ! Déjà, il faut ébarber chaque frette pour recréer une pente de chaque côté du plat du sommet. Sur a photo ci-dessous, la noir représente ce plat, c’est zone interdite. On se sert d’une lime en creux et d’une plaque de métal pour protéger le bois de la touche.

Ensuite, devinez quoi ?

 

 

 

Du ponçage : papier de verre, toile de verre, abrasif « 400 » puis abrasif « 1 000 ».

Remarquez qu’entre temps a été placée la frette 0 (zéro), proche du silet. Elle doit être plus haute que les autres, d’où on insertion une fois la planification faire.

Avec un petit passage de lime aux extrémités des frettes pour les rendre plus douces et ôter les échardes.

Ponçage général, lavage, mouillage… qui fait ressortir d’on ne sait où un tracé au crayon et une trace de râpe : encore quelques derniers coups de papier de verre avant, vite car c’est la fin de la journée, la première couche de vernis sur le manche.

Jour 7

Un peu de ponçage le matin, un peu de ponçage le soir, voilà le planning d’une bonne journée 🙂 On y ajouter un peu de ponçage le matin et du ponçage l’après-midi. Le grain et la cale varient, aucune monotonie dans cette tâche importante.

Création du radius de la touche. Il est de 20 pouces (?), c’est-à-dire que la touche sera peu bombée.

Au rabot, il s’agit de créer une belle facette régulière tout le long du manche, en ôtant du copeau de biais. Le genre de geste de précision qui me va tout à fait 😉 !

Racloir et ponçage, vérifier.

Les pièces arrivent !

Mécaniques, vibrato, potards et plaque… celle-ci s’avère différente du gabarit utilisé. Donc, défonce du corps de la guitare, le grand retour.

Que fait-on une fois le manche bien lisse et droit ? Hé bien, des trous voyons !

Les repères sont en annabolite (?), placés aux cases 5, 9, 12, 17 et 21. J’ai failli les mettre un peu n’importe où histoire de blaguer qui m’emprunteront la guitare 🙂 J’ai surtout failli ne pas bien les centrer (j’ai une vraie difficulté, voire angoisse, à prendre les bonnes cotes, notamment au 1/2 mill près).

Les repères du dessus du manche seront à la manière Strat, légèrement décollés de la touche. Mais classiquement placés, eux.

Il est temps de mettre au frettage ! Ce sera du moyen, du 2,5.

Découpe, élagage et placement au maillet. C’est plus technique que prévu ! Découpe à la tenaille de ce qui dépasse, et ponçage en attendant le chanfrein qui se fera à la fin.

On se quitte sur un ponçage générale. Et pendant ce temps, Enric colle ses éclisses !

Jour 6

Couche de vernis sur le corps, j’ai un peu plus la main avec le pistolet mais Fred doit quand même récupérer une coulure plutôt voyante…

Ensuite, on ne lâche pas le manche de la journée !

Créer des facettes bien droites, sans mordre, sans creuser, avec mon amie la rape ou le racloir. Et peu à peu, sans arrondir déjà, approcher du gabarit.

Le vert, oui, le bleu c’est interdit ! L’exercice n’est vraiment pas facile. Mais les outils me viennent un peu plus dans les mains maintenant. Vérifier souvent, devenir prudent… appeler Fred régulièrement.

Pendant ce temps, Enric qui commence un stage lui aussi, forme une éclisse. Il va y passer l’après-midi, quelle patience !

Petit à petit, le manche prend forme à coups de ponçage, de gouge ou ciseau et de rape. Gare au contre-fil.

Ça va commencer à le faire 🙂

Fin de la journée sur la reprise de la sculpture de la liaison manche-tête, pour des courbes plus élégantes.

Jour 5

Ponçage hier, ponçage aujourd’hui ! Tout le corps en vue d’un premier passage de vernis (dur). Le pistolet, c’est « un coup à prendre », ok. Difficile d’en acquérir la souplesse, la douceur et le rythme. Combien de passages pour s’entrainer avant la couleur ? Disons trois. Disons que ce sera juste.

Redécoupe du nez de la tête de manche : je trouve que l’agressivité de la guitare ne doit pas se situer là (alors où me direz-vous ? Nous verrons côté micro, peut-être).

On n’est pas aux pièces, cool. Enfin, si, il faut choisir :

  • le micro humbucker : l’hypothèse est une commande de fabrication sur mesure à Benedetti (83, Saint-Raphael) http://www.benedettipickups.com/a-propos# dans un « esprit Rory »,
  • le vibrato sera un modèle Duesenberg pour Télécaster,
  • les mécaniques seront autobloquantes de chez Hipshot,
  • le chevalet sera rond, notons-le déjà, j’ai oublié le reste,
  • la plaque pour les potards sera un modèle Télé pour basse, les potards des classiques Télécaster (ronds et carrés en haut, crantés),
  • le reste, inserts et visserie, n’aura (presque 😉 pas de caractère particulier. Et je n’oublie pas le bois.

Retour au ponçage pour casser le vernis (put down, l’expression anglaise est plus juste). Effacer la coulure. Retour en cabine où j’ai été chiche en matière, deuxième passage nécessaire.

La vastringue, ma nouvelle amie (elle a posé pour la photo, évidemment, on sert à deux mains sinon, lame au bon angle du fil et, puis, par voie de conséquence, du copeau).

Mais la râpe, c’est une autre paire de manches…

Sauf que, de manche, il n’y en a qu’un, c’est celui-là. Et comme je me suis « un peu endormi sur la râpe », des zones en bleu sont tracées, désormais interdites à toute perte d’épaisseur 🙁

Focus sur l’endroit qui pose problème (journalisme vérité) :

Après essais de guitares, Fred et moi avions convenu d’une épaisseur de 21 mil’ (ma Kopo Yalta est à 22 mm, d’autres manches à 20 voire 19, etc., les Fender… bah). Hé bien, disons que ce sera plutôt autour de 20 côté sillet. Et qu’on ne respectera pas forcément le canon de 2 mm d’écart entre la 0 et la 12e frette.

Pour le savoir, rendez-vous au prochain épisode ! Ce sera en juin.

Voilà où nous en sommes :

J’en suis là aussi : un grand plaisir dans la rencontre avec Fred, sa personnalité, sa sociabilité, ses questions et ses intérêts. Sa passion et son travail, ça va sans dire. La façon qu’il a de partager son savoir, à la fois du geste et de l’intention, dans l’action et la réflexion, sans manière ni transition. Peu à peu comme on peut, « en approchant la forme ».

J’aime bien cette façon-là. Elle n’est pas instrumentée.

Merci à vous tous et toutes. Rendez-vous dans une poignée de semaines 🙂

Jour 4

Défonce de l’emplacement micro. Il est bien incliné à 7°, choix pas usuel mais « il faut aller au bout de son idée » me rassure Fred.

Rabotage de la réglette du manche.

Défonce de l’accès au truss rod.

Et toujours : du ponçage !

Mais au fait, il vont passer où les fils du micro ? Là 😉

C’est comme dans la scène de l’évasion du film Le Cerveau, il va y avoir deux perces, il faudrait qu’elles se rejoignent au milieu. L’opération à guitare ouverte est prête…

Elle réussit grâce à l’ingénierie de Fred.

Rabotage, ponçage, équilibre des quarts-de-rond… On devrait arriver à une épaisseur de 41 mm.

Jour 3

Ponçage des quarts-de-rond (pour ôter les traces de brûlure) puis…

Sculpture de la « comfort body », la forme en creux pour le confort des côtes. Ciseau, gouge, rape puis racloir.

L’après-midi : ajustage de la réglette du manche (à droite sur la photo ci-dessous) qui va recouvrir le truss rod (ou barre de réglage, en bleu sur la photo). Collage, ça sèche jusqu’à demain.

Report des cotes pour l’emplacement du micro et des potards… Défonces en vue, il s’agirait d’être cette fois précis.

La nouvelle, c’est qu’il y a deux défonces, de manière à ce que la plaque affleure la table. Joliesse !

L’insert du jack a été percé au préalable.

Il faudra imaginer une signature ! Recherches graphiques en marge du carnet.

Jour 2

Rabotage des deux faces et dessin définitif.

Chantournage du corps !

Finition avec du ponçage (lapidaire et rouleau).

Ponçage manuel.

Défonce de l’enmanchement.

Tour du corps en quart-de-rond, ponçage manuel. On mouille les flancs pour la nuit !

Retour au dessin pour vérifier l’emplacement, et surtout l’angle, du micro.

Ce sera finalement sans plaque. Uniquement décorative, elle ne s’impose vraiment pas. Les potards seront insérés dans une plaque Télécaster pour basse, sans sélecteur (je n’ai pas de micro grave).

Je souhaitais un humbucker comme micro, afin de réduire le bruit de fond tout en pouvant compter au besoin sur un bon niveau de sortie. Cela dit, je craignais renforcer ainsi l’aspect très clinquant du micro aigu de la Télécaster : d’où l’idée de pencher ce micro double, comme le simple l’est dans la Télé. Les cordes ne vont donc pas passer exactement au-dessus des plots : perte sans doute de dynamique, mais gain en pondération.

Fred m’a conseillé de placer le humbucker de façon à ce que son micro côté chevalet soit sous la 4e harmonique afin d’y capter un son riche. Et là encore, pondération par rapport à la Télécaster originale. Bref, cette guitare ne devrait pas hurler trop facilement, ni être trop rêche à l’attaque. reste à choisir le modèle de micro !

Jour 1

D’abord tenter de formuler une intention. Apprendre qu’il y a de l’effet psychologique dans tout ça. Petite leçon de bois.

Ce sera tilleul & érable.

Découpe, collage, « un peu d’imagination »…

Se mettre au dessin, en vue de choisir les emplacements et une éventuelle plaque décorative : sans doute le plus difficile.

Apprendre le diapason théorique et le diapason concret.

Ce soir ça colle !

Collage du corps

One Comment

  1. Hello Yves !
    Belle aventure
    Nous sommes heureux que cela t’ai plu
    Envie d’unes reconversion professionnelle?
    bises
    Françoise et Jeff

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