Café-philo

ACPh 22 : La santé connectée : bien-être, calculs ou prison ? Maîtrise de soi et enjeux sociaux lorsque le stéthoscope a du Wifi

Présentation

Fourchettes, bracelets, vêtements, consoles de jeu, téléphones, etc., de multiples objets peuvent désormais capter et chiffrer nos constantes corporelles ou nos comportements en lien avec notre santé. Des applications, exploitant ces données, nous aident à « gérer notre capital-santé », aident le corps médical à nous soigner, mais aussi pondéreront bientôt notre bonus-malus à l’assurance-maladie ou certifieront notre adéquation physique à un emploi.

  • Friande de ces nouveaux calculs, la mode de la « quantification de soi » (quantified self, recueillir, analyser et partager un maximum de données sur soi) est-elle un nouvel avatar du « connais-toi toi-même » socratique ou l’espérance d’un corps toujours améliorable?
  • Avide de savoir toujours mieux prévoir, la société s’empare elle aussi de ces calculs : la santé pourrait-elle ne devenir entièrement qu’une affaire de responsabilité personnelle, hors de la sphère de la mutualisation sociale des risques ?

Philosophiquement :

  • construire un homme « augmenté » (bionique, transhumain) peut-elle rester une pensée intégrant la faiblesse, tel qu’est l’humanisme ?;
  • La science et la technique doivent-ils avoir pour but de supprimer le risque ou l’incertitude ?

Bref : étudions ensemble la carte Vitale de la créature de Frankenstein !

PS : Nous laisserons à nouveau de côté, volontairement, la notion de vie privée (elle fera l’objet d’un café).

Les liens :

L’actualité :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.